12 mai

by Stéphane

J’ai écrit tous les jours depuis le dernier article, mais mon ordinateur a été mangé par des bedbugs, du coup impossible de publier.

Cela dit, c’est pas non plus loin de la vérité, mon omniscient rommate ayant une fois de plus la certitude absolue confirmée de l’espace que nous ne dormons pas seuls la nuit, brandissant sous mes yeux trois boutons ridicules sur sa nuque et dans le dos. Je vais finir par l’abattre, ça lui fera au moins une bonne raison d’avoir mal.

Je ne peux continuer la suite des évènements sans vous relater quelques épisodes des semaines d’avant ; Il y a donc bien deux semaines, Aaron Weasley se réveille en panique, et m’explique dans le blanc des yeux qu’il a été piqué par des bedbugs cette nuit. Comme d’habitude, il a passé une partie de la matinée à lire la moitié d’Internet sur ces sales bêtes, du coup quand je rentre il est déjà en train de me dire qu’il faut quitter l’hôtel, et que il ne reste pas une nuit de plus ici.

Retenant mon spécial pied-bouche-coco, j’explique au bonhomme que je ne bougerai pas d’un de mes maigres poils, et que si il est tant convaincu que la mort nous en veux, je me propose à échanger les lits, pour moi aussi savourer la morsure discrète de nos micro-camarades sanguinaires. Il accepte le pacte, et c’est comme ça que j’ai carotte le plus grand lit de la chambre en toute honnêté, le tout pendant deux semaines de sommeil délicat, perturbé non par les morsures mais par les ronflements de Barbie Bedbugs, qui comme d’habitude tente d’accorcher un petit 250 décibels aux alentours de trois heures du matin.

Tout allait donc très bien jusqu’à ce que, voir plus haut, Aaron m’affirme d’une voix tremblante qu’il est dévoré par l’armée des insectes invisibles. Du coup le lendemain matin, il décide d’aller à l’hôpital pour faire analyser ses boutons, heureusement qu’il est pas français parce qu’il nous aurait sodomisé le trou de la Sécurité Sociale depuis perpette l’animal. Quand il est revenu, ça m’a fait rire, il a pris son air tout sérieux de « C’est pas tout ça, mais je pense que la troisième guerre mondiale arrive ». Et puis j’ai vite déchanté, parce que le docteur en mousse qui l’a vu (le pauvre), a confirmé une histoire de bedbugs, comme quoi c’est pas en étant docteur qu’on dit moins de conneries.

Il était déjà en train de m’expliquer qu’il fallait qu’on lave toutes nos affaires _deux_ fois (déjà qu’une ça me fait chier), et qu’on change de chambre si jamais il était d’accord pour qu’on reste à l’hôtel. Retenant une deuxième fois une pluie de cocos fulgurante, je lui ai expliqué que c’était dans sa tête, et que je m’offrais en sacrifice aux bedbugs suprêmes en reprenant le petit lit le soir même.

Ça fait quatre jours que les bedbugs m’ignorent de nouveau. Trop de muscles sûrement.